Archive pour la catégorie 'ASSURANCE MALADIE SUISSE !'

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Vendredi 27 janvier 2017


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UN GRAND MERCI.

Hommage Ă  l’AbbĂ© Bovet

Dimanche 13 novembre 2016

Motivation de l’auteur

L’abbé Bovet a été un infatigable défenseur de la mémoire collective de son pays. Mais sa nature exaltée et mélancolique en faisait aussi un exilé du royaume de l’amour, celui de l’enfance et de la beauté de la nature.

L’homme apparaît aussi chaleureux que créatif dans les témoignages de ceux qui l’ont connu, et grâce au riche Fonds musical et littéraire de la Bibliothèque cantonale universitaire de Fribourg. De Joseph Bovet il ne resterait qu’une chanson, Le Vieux chalet? «Une mélodie au timbre éternel» devenue le chant de tous les Suisses, traduite dans toutes les langues européennes déjà de son vivant, et chantée aujourd’hui jusqu’en Extrême-Orient. Mais ce Là-haut sur la montagne dit bien ce que nous cherchons tous à dépasser.

L’auteur

Jean Winiger est né en 1945. Acteur, metteur en scène, professeur de théâtre, il est aussi l’auteur de 55 pièces et de deux récits (Editions de l’Aire) D’où viens-tu, mon grand et De si jolis yeux. Il a joué le personnage de l’abbé Bovet en 2006 et 2012, lors du festival d’été de sa compagnie L’Aire du Théâtre.

Médecine complémentaire

Samedi 29 octobre 2016

A partir du 1 mai 2017, les prestations prodiguĂ©es par des mĂ©decins pour 4 mĂ©thodes de la mĂ©decine douce, soit mĂ©decine anthroposophique, mĂ©decine traditionnelle chinoise, homĂ©opathie, et phytothĂ©rapies seront dĂ©finitivement remboursĂ©es par l’assurance de base. Cette prise en charge est donc passĂ©e du stade provisoire au stade dĂ©finitif. Un grand progrès pour les adeptes de la mĂ©decine complĂ©mentaire.

Prime caisse maladie 2017

Samedi 24 septembre 2016

Les primes de l’assurance maladie pourraient grimper en moyenne de 6,5% en 2017, selon une enquĂŞte du comparateur bonus.ch publiĂ©e mercredi. Les estimations ont Ă©tĂ© revues Ă  la hausse.

Les premiers calculs faisaient Ă©tat d’une augmentation gĂ©nĂ©ralisĂ©e situĂ©e entre 4 et 5%, des chiffres relativement similaires Ă  ceux de l’an dernier.

bonus.ch a toutefois revu ses estimations Ă  la hausse, Ă  6,5% en moyenne, en raison des donnĂ©es sur l’augmentation des coĂ»ts de la santĂ©, de donnĂ©es financières pour certains assureurs, des effets de l’adaptation du mĂ©canisme de la compensation des risques ainsi que sur la base d’un sondage informel menĂ© auprès des caisses.

Pour les assurĂ©s adultes avec une franchise de 300 francs et un modèle traditionnel d’assurance, la hausse se situera lĂ©gèrement en dessous de la moyenne, entre 5% et 6%. Pour ceux au bĂ©nĂ©fice d’une franchise ou d’un modèle d’assurance diffĂ©rents, la hausse pourra varier de plus de deux points par rapport aux chiffres moyens communiquĂ©s.

Plus de 10% pour certains

A noter qu’un cinquième des 200′000 primes maladie publiĂ©es devrait subir des hausses supĂ©rieures Ă  10%. Cette augmentation plus forte que la moyenne est due aux effets de l’adaptation du mĂ©canisme de la compensation des risques, qui devraient peser de manière nĂ©gative sur la hausse de certaines primes. Les caisses maladie dites «low cost» et «satellites» auront ainsi plus de mal Ă  maintenir des hausses modĂ©rĂ©es.

L’Office fĂ©dĂ©ral de la santĂ© publique (OFSP) doit publier prochainement les primes maladie 2017.

(nxp/ats)

Groupe Mutuel numéro 1 en Suisse

Dimanche 26 octobre 2014

En intĂ©grant les 71′000 clients de Supra, le Groupe Mutuel devient avec 1,26 million d’assurĂ©s, le premier assureur-maladie de Suisse, devant le zurichois CSS (1,24 million fin 2013), souligne de son cĂ´tĂ© Thomas Grichting, directeur et secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l’association d’assureurs ce lundi 6 octobre.

«Ce partenariat, effectif au 1er janvier 2015, permet Ă  Supra de rĂ©duire considĂ©rablement ses frais administratifs et d’assurer le dĂ©veloppement Ă  long terme de l’entreprise», relève lundi son vice-prĂ©sident Willem Wynaendts. La vingtaine d’employĂ©s que compte l’assureur, basĂ© Ă  Lausanne, garderont leur poste.

La société profite notamment de synergies sur les plans logistique, informatique et commercial, précisent Supra et Groupe Mutuel dans un communiqué commun.

Supra dĂ©lĂ©guait jusqu’Ă  prĂ©sent les prestations de support Ă  la sociĂ©tĂ© Ă  Assura, via sa sociĂ©tĂ© Figeas. «Le contrat avec l’assureur vaudois arrivant Ă  Ă©chĂ©ance, nous avons optĂ© pour l’offre du Groupe Mutuel, moins chère», explique Willem Wynaendts.

Solution en tiers garant

En intĂ©grant les 71′000 clients de Supra, le Groupe Mutuel devient avec 1,26 million d’assurĂ©s, le premier assureur maladie de Suisse, devant le zurichois CSS (1,24 million fin 2013), souligne de son cĂ´tĂ© Thomas Grichting, directeur et secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l’entreprise valaisanne.

Cette nouvelle collaboration permet aussi au Groupe Mutuel d’intĂ©grer Ă  sa gamme de produits la solution en tiers garant pour les mĂ©dicaments - l’assurĂ© ne demande le remboursement de ses factures qu’une fois la franchise atteinte.

Cet accord entre les deux sociĂ©tĂ©s ne concerne que l’assurance obligatoire des soins. Supra Assurances, entitĂ© offrant des prestations complĂ©mentaires (LCA), a Ă©tĂ© dĂ©clarĂ©e en faillite fin 2012 par l’AutoritĂ© fĂ©dĂ©rale de surveillance des marchĂ©s financiers (FINMA) pour cause de surendettement. La quasi totalitĂ© des assurĂ©s avaient Ă©tĂ© repris par Assura.

FondĂ©e en 1846, Supra est une des caisses maladie les plus anciennes de Suisse. En 2013, la sociĂ©tĂ© a rĂ©alisĂ© un chiffre d’affaires de 202 millions de francs, en hausse de 20% en rythme annuel. L’assureur comptait 71′000 clients au 1er janvier, soit 18% de plus qu’un an auparavant.

EnquĂŞte de la FINMA

Les comptes de l’assurance maladie de base du Groupe Mutuel ont de leur cĂ´tĂ© affichĂ© un dĂ©ficit de 128 millions de francs l’an dernier. Le chiffre d’affaires avait, lui, progressĂ© de 5,4% pour atteindre 3,72 milliards de francs. Parallèlement, le nombre d’assurĂ©s avait augmentĂ© de 2,8%, Ă  1,19 million.

Le groupe valaisan a entièrement renouvelĂ© son ComitĂ© la semaine dernière pour s’adapter au mieux aux nouvelles règles Ă©dictĂ©es par la FINMA» dans le cadre de la nouvelle loi sur la surveillance de l’assurance-maladie.

L’entreprise avait alors assurĂ© que le remplacement de son prĂ©sident Pierre-Marcel Revaz, 33 ans au sein du Groupe Mutuel, par Karin Perraudin, n’Ă©tait pas liĂ© Ă  l’enquĂŞte de la FINMA au sujet des primes trop Ă©levĂ©es ou trop basses facturĂ©es par l’assureur Ă  près de 24′000 clients. Une procĂ©dure qui vise Ă©galement la gouvernance de l’entreprise. (ats/Newsnet)

Créé: 06.10.2014, 17h41

Source 24 Heures du 6.10.2014

Caisse publique: le NON DES URNES

Lundi 29 septembre 2014

Votations fĂ©dĂ©rales • «Une gifle»: Ă  l’instar de la «Tribune de Genève», la presse romande pointe le «Röstigraben» entre AlĂ©maniques et Romands, au lendemain du «non» des Suisses Ă  l’initiative pour une caisse maladie unique. L’idĂ©e d’une caisse publique rĂ©gionale n’apparaĂ®t cependant pas comme la solution.

«Le Röstigraben Ă©tait attendu, il est au rendez-vous», relève «Le Temps», qui note toutefois que la Suisse alĂ©manique a refusĂ© l’initiative moins nettement que lors de la prĂ©cĂ©dente tentative de la gauche, il y a sept ans.

La diffĂ©rence d’apprĂ©ciation du rĂ´le de l’Etat entre AlĂ©maniques et Romands «est toujours bien là», remarque «La Liberté». «Face Ă  une question Ă©motionnelle et très complexe (…) les francophones font instinctivement confiance Ă  l’Etat», Ă©crit «L’Agefi».

Pour «Le Journal du Jura», les Suisses ont estimĂ© que la refonte du système de santĂ© Ă©tait une «aventure» trop radicale. MalgrĂ©, une «opacitĂ© aveuglante» de l’actuelle assurance-maladie, ils ont prĂ©fĂ©rĂ© s’accrocher Ă  «l’illusion d’un libre choix en matière de santé», surenchĂ©rit «Le Nouvelliste».

«Ras-le-bol»

«Le Matin» voit lui dans ce résultat «un vrai ras-le-bol du système de santé actuel» exprimé par les Romands. La défiance des assurés croît de plus en plus face à un «système opaque et enclin aux dérapages», ajoute «24 Heures».

Mais la gauche n’a pas tout perdu avec ce troisième Ă©chec devant le peuple, relève la presse romande Ă  l’unisson. Pour «La Tribune de Genève, «l’épĂ©e de Damoclès de l’initiative» a exercĂ© suffisamment de pressions sur le Parlement pour faire passer des lois pour restreindre la chasse aux bons risques et mieux encadrer les caisses maladie. «Un progrès très important», selon «Le Temps».

La proposition des conseillers d’Etat vaudois Pierre-Yves Maillard et genevois Mauro Poggia d’instaurer des caisses publiques rĂ©gionales n’apparaĂ®t cependant pas comme une solution pour la presse romande. Cette dĂ©marche ressemble plus Ă  une «vaine croisade» «des mauvais perdants», ajoute la «Tribune de Genève».

Dans tous les cas, les Suisses ne peuvent pas se contenter de réformes «interminables», note «Le Matin». «Il est rare que les promesses et la patience suffisent à guérir un malade».
ats / LA LIBERTE DU 29.9.2014

NOTRE COMMENTAIRE:

Ainsi, le Peuple Suisse a tranchĂ© une 3ème fois par un confortable NON Ă  un système Ă©tatique “Ă  la française”. Tout le monde souhaite des primes plus avantageuses mais pas Ă  n’importe quel prix. La qualitĂ© reconnue du système a fait la diffĂ©rence. EspĂ©rons que les initiants respectent la dĂ©mocratie et travaillent Ă  la recherche de solutions plutĂ´t qu’Ă  une rĂ©volution que personne ne veut. Il n’y a pas de miracle, 5% de frais administratifs et 95% de prestations, c’est bien sur ces 95% qu’il faut travailler.
G. Michel, conseiller indépendant

CAISSE UNIQUE

Samedi 13 septembre 2014

L’initiative populaire «Pour une caisse publique d’assurance-maladie» met en danger notre système de santé sans pour autant permettre des économies de coûts. Or, notre système fonctionne plutôt bien, l’ASA rejette donc cette initiative. Le Conseil fédéral recommande aussi aux électeurs de déposer un NON dans les urnes le 28 septembre 2014.
Exposé de la situation
L’initiative populaire «Pour une caisse publique d’assurance-maladie» prĂ©voit que l’assurance-maladie sociale – c’est-Ă -dire l’assurance de base – soit dĂ©sormais mise en Ĺ“uvre par une caisse-maladie de droit public. Il s’agit ainsi de rĂ©duire les coĂ»ts du système de santĂ©. Le Conseil fĂ©dĂ©ral rejette l’initiative. Les opposants Ă  l’initiative estiment totalement irresponsable l’abandon pur et simple du système actuel puisqu’il a dĂ©jĂ  largement fait ses preuves.
Position de l’ASA concernant la caisse unique
L’ASA rejette l’initiative. Du point de vue des assureurs-maladie, trois raisons principales s’opposent à l’introduction d’une caisse unique.
Mise sous tutelle de la population
Avec une caisse unique, les assurés ne pourraient plus choisir comment ils souhaitent être couverts. En outre, ils ne pourraient plus non plus changer d’assureur lorsqu’ils ne sont pas satisfaits de la qualité des prestations reçues. Seule la concurrence incite les assureurs-maladie à proposer des produits novateurs et répondant aux besoins des assurés, car ils sont tenus de se battre pour obtenir les faveurs des clients. C’est ce qui explique le choix actuellement possible entre le modèle du médecin de famille, celui du système HMO et le modèle Telmed.
Coûts en hausse
La concurrence entre les assureurs oblige ces derniers à surveiller leurs coûts au plus près. Une caisse unique supprimerait cette incitation. Les frais administratifs et les coûts des prestations augmenteraient inévitablement. Les frais administratifs des assureurs-maladie sont près de 5% inférieurs à ceux des autres assurances sociales publiques et déjà de loin les plus faibles aujourd’hui. Ils ne seront pas moins élevés avec une caisse publique monopoliste. Il ressort d’un rapide tour d’horizon sur la scène internationale que les systèmes publiques de santé sont confrontés à d’importants problèmes et sont, pour certains, endettés. Or, c’est loin d’être le cas pour le système de santé suisse qui fonctionne très bien..
Menace de rationnement des prestations médicales
En Suisse, toute personne malade peut compter sur un traitement mĂ©dical rapide et de qualitĂ©, et ce quels que soient ses revenus, son âge et son Ă©tat de santĂ©. Les frais de traitement sont Ă  la charge de l’assurance de base. En revanche, une caisse unique ne manquera pas de supprimer certaines prestations mĂ©dicales Ă  plus ou moins brève Ă©chĂ©ance.
Notre commentaire:
Nous cautionnons pleinement le point de vue de l’ASA ci-dessus. Gageons que le peuple Suisse ne tombe pas dans le panneau d’un oui Ă  cette Ă©nième initiative aux consĂ©quences dramatiques pour la qualitĂ© des soins et pour le futur de nos primes.
Gilbert Michel, conseiller indépendant

LES SUISSES DIRAIENT NON A LA CAISSE UNIQUE

Samedi 23 août 2014

51% des Suisses rejetteraient l’initiative «Pour une caisse publique d’assurance-maladie», selon le premier sondage SSR paru vendredi.

Six semaines avant la votation, la caisse maladie publique ne semble pas convaincre les Suisses: 51% d’entre eux la rejetteraient, selon le premier sondage de la SSR publiĂ© vendredi. La proposition de baisser la TVA dans la restauration ne tente pas davantage les Helvètes, mĂŞme si l’incertitude est plus grande.

La caisse unique, soumise au vote populaire le 28 septembre, récolte 40% des intentions de vote. Près de 9% des sondés ne se sont pas encore fait une opinion.

Ils seraient un peu plus nombreux Ă  glisser un oui dans l’urne, 41%, pour faire baisser la TVA dans la restauration. La proposition, lancĂ©e par Gastrosuisse, rĂ©colte 34% de non. Reste qu’un quart des Helvètes (25%) ne savent pas encore ce qu’ils vont voter.

Avis davantage formés sur la caisse unique

Les avis sont davantage formĂ©s sur la question de la caisse unique. Et gfs.bern rappelle que plus la date de la votation approche, plus le non a tendance Ă  se renforcer. Mais les surprises restent possibles, selon l’Ă©volution de la campagne.

Près de 45% des votants ont l’intention de se rendre aux urnes pour voter sur l’initiative «Pour une caisse publique d’assurance-maladie». La mobilisation est plus forte Ă  gauche et chez les Romands, suivis des AlĂ©maniques et des Tessinois. A ce stade, près de 68% d’Ă©lecteurs, affiliĂ©s au PS, prĂ©voient de se prononcer contre 46% de sympathisants UDC.

De son cĂ´tĂ©, la baisse de la TVA dans la restauration mobilise davantage les Verts et l’UDC, et beaucoup moins les Ă©lecteurs du PS. La Suisse alĂ©manique semble davantage prĂŞte Ă  glisser un oui dans l’urne tandis que les Romands sont encore largement indĂ©cis (43%).

Pour la caisse unique, le montant de la prime payée chaque mois joue un rôle dans le choix du vote. Plus elle est élevée, plus la personne concernée aurait tendance à opter pour un changement de système, poursuit gfs.

La caisse unique pol arise le s votes

Ce vote polarise Ă  gauche et Ă  droite tandis que le PDC est divisĂ©. Le «röstigraben» ne manque pas non plus ce rendez-vous: les Romands et les Tessinois prĂ©fèrent la caisse unique, Ă  l’inverse des AlĂ©maniques.

L’initiative populaire «Pour une caisse publique d’assurance maladie» prĂ©voit de retirer l’assurance de base aux 61 caisses privĂ©es pour la confier Ă  une seule institution de droit public, composĂ©e d’agences cantonales. Une prime de base unique serait fixĂ©e pour chaque canton.

La seconde initiative, soumise aux urnes le 28 septembre, demande que les prestations des restaurants, actuellement frappĂ©es par une TVA de 8%, soient soumises Ă  la mĂŞme taxation que les livraisons des denrĂ©es alimentaires (2,5%), dont profitent les plats Ă  l’emporter. RĂ©sultat: un trou de 750 millions de francs dans les caisses de la ConfĂ©dĂ©ration.

L’institut de recherche gfs.bern a interrogĂ© 1207 personnes dans toute la Suisse entre le 11 et le 16 aoĂ»t pour le compte de SSR/SRG. La marge d’erreur se situe Ă  /- 2,9%.

Créé: 22.08.2014, 17h01
Source 24 HEURES

NOS COMMENTAIRES
Ce sondage dĂ©montre clairement que le peuple Suisse trouve son compte dans le système actuel et ne veut pas prendre le risque de sombrer dans un système d’usine Ă  gaz. Il y a dĂ©jĂ  eu plusieurs votations sur le sujet avec toujours le mĂŞme rĂ©sultat rĂ©aliste. Le droit d’initiative est une excellente chose mais il y a un moment oĂą il serait temps que certains partis politiques s’intĂ©ressent Ă  d’autres problèmes nĂ©cessitant d’urgentes rĂ©formes, plutĂ´t que de revenir sans cesse sur le mĂŞme sujet. En proposant une caisse unique qui n’influence pas la prime Ă  la baisse, en coupant dans les prestations, en interdisant la concurrence, en ne s’attaquant pas aux coĂ»ts, comment le peuple pourrait dire oui Ă  un tel système “Ă  la française”. N’oublions pas qu’il y a aussi des emplois en jeu. En fin de compte le peuple tranchera pour la Ă©nième fois. Faisons-lui confiance.
Gilbert Michel, conseiller indépendant

400 mĂ©decins s’unissent

Mercredi 30 juillet 2014

Plus de 400 mĂ©decins ont formĂ© un comitĂ© en faveur de la caisse publique d’assurance maladie qui sera soumise en votation le 28 septembre. Pour eux, le système basĂ© sur la concurrence ne fonctionne pas. La soixantaine de caisses privilĂ©gient leurs bĂ©nĂ©fices et entravent le travail des mĂ©decins par trop de paperasse.

«La pseudo-concurrence engendre peu de gagnants, ce sont surtout tous ceux qui paient des primes qui se retrouvent perdants», soutient le comité nouvellement créé qui a tenu conférence de presse mardi à Berne.

Pour René Haldemann, médecin de famille, «les caisses se piquent les patients dits à bons risques et cherchent à se débarrasser des assurés trop chers, surtout les malades chroniques et les personnes âgées».

Cette sélection des risques est un défaut fondamental du système actuel: elle est cynique, antisociale et contraire à une bonne prise en charge de la population, car elle exclut les personnes qui ont le plus besoin de protection, ajoute son confrère, Hans Stalder, ancien médecin en chef des HUG.

Les caisses usent de toutes sortes d’astuces pour dĂ©courager les assurĂ©s chers: dĂ©marchage sans suite dès lors qu’il s’agit de malades chroniques, offres de prĂ©vention ciblĂ©es pour les jeunes, consultation tĂ©lĂ©phonique obligatoire avant de se rendre chez le mĂ©decin, frais de pharmacie Ă  la charge des assurĂ©s avant d’ĂŞtre remboursĂ©s, ce qui peut peser lourd pour des mĂ©dicaments coĂ»teux.

Trop de bureaucratie

Les praticiens pointent du doigt un autre dĂ©faut: les 61 caisses imposent chacune leur organisation, provoquant un Ă©norme travail administratif pour les mĂ©decins. Bien que la prestation soit la mĂŞme dans le domaine de l’assurance de base, il existe quelque 300′000 primes diffĂ©rentes, variant selon l’assureur, l’âge, le sexe, le canton ou le modèle d’assurance. Cela signifie une montagne de paperasse en cas de changement de caisse.

Pour la rĂ©Ă©ducation, la garantie de paiement est presque systĂ©matiquement retardĂ©e ou intervient après des questions chicanières. «Cette guerre bureaucratique nous empĂŞche de consacrer du temps aux patients», estime Anna Andermatt, mĂ©decin-assistante. Selon une rĂ©cente enquĂŞte de la FĂ©dĂ©ration des mĂ©decins suisses (FMH), les mĂ©decins en hĂ´pital passent plus de temps en tâches administratives qu’auprès des patients.

Plus globalement, les mĂ©decins partisans de l’initiative estiment qu’il en va de la libertĂ© de choix du mĂ©decin. Les caisses privĂ©es tentent elles au contraire de choisir les mĂ©decins et les patients sur le seul critère de coĂ»t. Avec une caisse publique, la suppression de l’obligation de contracter serait dĂ©finitivement enterrĂ©e, clament-ils.

FMH: liberté de vote

Par ailleurs, les diffĂ©rents modèles d’assurance seraient maintenus et mĂŞme mieux ciblĂ©s. Contrairement Ă  la situation actuelle, cela se ferait avec des remises de primes qui seront socialement Ă©quitables, selon eux. Le dĂ©bat sur la compensation des risques serait Ă©galement rĂ©glĂ©.

L’initiative populaire du camp rose-vert «pour une caisse publique d’assurance maladie» prĂ©voit la crĂ©ation d’une institution nationale avec des agences cantonales qui Ă©tabliront les primes et les encaisseront.

Compte tenu des nombreux avis divergents exprimĂ©s au sein de la corporation, la FMH recommande la libertĂ© de vote. En revanche, l’Association suisse des mĂ©decins-assistants et chef de clinique (ASMAC) soutient l’initiative.
(ats/Newsnet)

Créé: 29.07.2014, 15h30
Source 24 HEURES du 29.7.2014

Notre commentaire

Il est tout de mĂŞme surprenant que l’on se plaigne de surcharge administrative que les caisses maladie imposeraient aux mĂ©decins et que ces mĂŞmes personnes pensent qu’avec une caisse publique, cela pourrait diminuer. Tout ce qui est Ă©tatisĂ© est gĂ©nĂ©ralement rĂ©putĂ© pour justement vous surcharger de paperasse et de crĂ©er des documents compliquĂ©s et très souvent incomprĂ©hensibles. J’en veux pour preuve les documents Ă  remettre aux caisse de chĂ´mage, aux caisses de compensation et autres organismes d’Etat. Avez-vous pris la peine de lire les documents du dernier recensement fĂ©dĂ©ral ? Cela se passe de tout commentaire. Dommage qu’on ait pas dans ce pays un Coluche pour en dĂ©crire les inepties. Peuple Suisse, ne changez pas votre système de santĂ©, vous allez amèrement le regretter. Mieux vaut un système efficace “amĂ©liorable” qu’une machine Ă  gaz dont aucun pays qui a choisi un tel système n’y trouve son compte. Pourquoi cela fonctionnerait-il chez nous ??? La FMH ne s’y est pas trompĂ©e, elle recommande la libertĂ© de vote.
Gilbert Michel, conseiller indépendant

Campagne contre la caisse unique

Samedi 24 mai 2014

LancĂ©e depuis longtemps, la campagne du «non» est repartie de plus belle avec l’annonce mercredi de la date du scrutin. Une autre organisation de professionnels de la santĂ© exposera ses arguments contre le texte de la gauche lundi.

L’Alliance santĂ© rĂ©unit des reprĂ©sentants des partis de droite, des mĂ©decins, des assureurs ou des hĂ´pitaux. Elle avait dĂ©jĂ  dit au printemps tout le mal qu’elle pense du texte de la gauche. Elle affirme aujourd’hui que plus des trois quarts des assurĂ©s payeront leurs primes plus chères.

Un problème de traduction

L’expertise du professeur Ueli Kieser, vice-directeur de l’Institut de droit de l’UniversitĂ© de St-Gall, met en Ă©vidence une importante diffĂ©rence entre les textes français et allemand de l’initiative pour une caisse unique. Les versions latines indiquent simplement que «les primes sont fixĂ©es par canton» alors que l’allemand parle de primes uniformes («einheitliche Prämien»).

Or, selon une interprĂ©tation gĂ©nĂ©ralement admise, c’est la version la plus spĂ©cifique qui prĂ©vaut, d’après le professeur. Lors de l’examen du texte par le Parlement, cette diffĂ©rence n’est pas apparue. En commission, les discussions ont Ă©tĂ© menĂ©es sur la base du texte allemand, a dit devant les mĂ©dias la conseillère nationale Isabelle Moret (PLR/VD), membre de la commission de la santĂ©.

Le texte a toutefois Ă©tĂ© dĂ©posĂ© par le comitĂ© d’initiative en français Ă  la Chancellerie fĂ©dĂ©rale, a prĂ©cisĂ© la conseillère nationale Jacqueline Fehr (PS/ZH), membre dudit comitĂ©. La socialiste a assistĂ© Ă  la confĂ©rence de presse.

Pour la Chancellerie, interrogĂ©e sur cette divergence, toutes les versions se valent après l’examen prĂ©liminaire. Ce sont les services linguistiques de la Chancellerie qui sont responsables de la traduction des initiatives. Les textes sont ensuite soumis au comitĂ© d’initiative et dans ce cas, il n’y a pas eu de diffĂ©rence, a prĂ©cisĂ© Ă  l’ats son porte-parole. En cas d’acceptation, il revient de toute façon au Parlement de dĂ©cider de la mise en oeuvre du texte dans le dĂ©tail.

Application anticipée

Pour Alliance santĂ©, l’interprĂ©tation de l’article constitutionnel en allemand suffit Ă  anticiper la loi d’application. Les primes seront identiques pour tous dans un mĂŞme canton. Il en sera fini de la diffĂ©renciation entre villes et campagnes.

Les enfants et les jeunes jusqu’Ă  25 ans payeront autant que les adultes. Ce sont surtout les familles de la classe moyenne qui n’ont pas droit Ă  des rĂ©ductions de primes qui passeront Ă  la caisse. Les cĂ©libataires et ceux qui ont aujourd’hui la franchise la plus basse Ă  300 francs devraient en revanche sortir gagnants, affirment les opposants.

Vaines promesses

Selon les calculs d’Ueli Kieser, une famille de quatre personnes dans un canton aux primes se situant dans la moyenne, avec des franchises de 1500 et 300 francs pour les parents, payera 81% de primes en plus qu’aujourd’hui. Pour le coprĂ©sident d’Alliance santĂ©, l’ex-prĂ©sident du PDC Philipp Stähelin, les assurĂ©s n’auront plus aucune motivation Ă  se comporter d’une façon responsable et soucieuse des coĂ»ts en matière de santĂ©.

Et Alliance santĂ© d’affirmer que les auteurs de l’initiative font de vaines promesses lorsqu’ils dĂ©clarent que la caisse unique permettra d’avoir un système de santĂ© plus avantageux et juste. Les initiants contestent cependant l’expertise.

Expertise de complaisance

«Le lobby des caisses et leurs reprĂ©sentants politiques cherchent Ă  effrayer, par la commande d’une Ă©tude de complaisance, probablement payĂ©e par nos primes, qui tente d’installer mensonges et contre-vĂ©ritĂ©s», ont rĂ©agi les initiants. Il est tout simplement faux de prĂ©tendre que la caisse publique supprimerait la possibilitĂ© de proposer des modèles de mĂ©decin de famille - ceux-ci deviendront mĂŞme des standards - et des franchises, ajoutent-ils.

Les enfants et les jeunes adultes pourront Ă©videmment toujours bĂ©nĂ©ficier de primes meilleur marchĂ©, a dĂ©clarĂ© Jacqueline Fehr. Il est difficilement imaginable que le Parlement choisisse la plus mauvaise application possible de l’initiative si celle-ci devait ĂŞtre adoptĂ©e. Seules les diffĂ©rences rĂ©gionales au sein d’un mĂŞme canton seront supprimĂ©es dans un souci de solidaritĂ©, ce que souhaite aussi le Conseil fĂ©dĂ©ral, prĂ©cise Mme Fehr.
(ats/Newsnet)
Source: Le Matin du 23 mai 2014
Notre position:
Si le peuple Suisse accepte la caisse unique, elle apprendra vite qu’elle a choisi la caisse cynique. Tout le monde est d’accord pour dire que les primes ne baisseront pas, au contraire. Sommes-nous assez inconscients pour opter pour un système Ă©tatique, sans concurrence ? Je ne connais aucun pays oĂą les gens sont satisfaits avec un système oĂą les dĂ©lais d’attente pour les soins sont très longs, la qualitĂ© nettement infĂ©rieure Ă  ce que l’on connaĂ®t. Il est très facile de critiquer le système actuel qui mĂ©rite pourtant des amĂ©liorations. C’est sur ce point qu’il faut travailler et non sur les illusions d’un système unique et cynique.
Gilbert Michel, conseiller indépendant