Archive pour janvier 2006

Barbara

Dimanche 15 janvier 2006

Barbara est une grande Dame de la chanson française. Une extrême sensibilité qui touche l’âme à la première écoute. C’est un oiseau blessé qui vous fait frissonner de bonheur. Faut-il toujours souffrir autant pour être capable de créer de tels chefs-d’0euvre ? Barbara, tu nous manques. Sa chanson intitulée “Le mal de vivre” en dit long sur son talent d’auteur:

LE MAL DE VIVRE

Ca n’prévient pas quand ça arrive,
Ca vient de loin,
Ca s’est promené de rive en rive,
La gueule en coin,
Et puis un matin, au réveil,
C’est presque rien,
Mais c’est là ça vous enseommeille,
Au creux des reins,

Le mal de vivre,
Le mal de vivre,
Qu’il faut bien vivre,
Vaille que vivre,

On peut le mettre en bandoulière,
Ou comme un bijou, à la main,
Comme une fleur en boutonnière,
Ou juste à la pointe du sein,
C’est pas forcément la misère,
C’est pas Valmy, c’est pas Verdun,
Mais c’est des larmes aux paupières,
Au jour qui meurt, au jour qui vient,

Le mal de vivre,
Le mal de vivre,
Qu’il faut bien vivre,
Vaille que vivre,

Qu’on soit de Rome ou d’Amérique,
Qu’on soit de Londres, ou de Pékin
Qu’on soit d’Egypte, ou bien d’Afrique,
Ou de la Porte Saint-Martin,
On fait tous la même prière,
On fait tous le même chemin,
Qu’il est long lorsqu’il faut le faire,
Avec son mal au creux des reins,

Ils ont beau vouloir nous comprendre,
Ceux qui nous viennent les mains nues,
Nous ne voulons plus les entendre,
On ne peut pas, on n’en peut plus,
Et tous seuls dans le silence,
D’une nuit qui n’en finit plus,
Voilà que, soudain, on y pense,
A ceux qui n’en sont pas revenus,

Du mal de vivre,
Leur mal de vivre,
Qu’ils devaient vivre,
Vaille que vivre,

Et sans prévenir, ça arrive,
Ca vient de loin,
Ca s’est promené de rive en rive,
Le rire en coin,
Et puis un matin, au réveil,
C’est presque rien,
Mais c’est là, ça vous émerveille,A
Au creux des reins,

La joie de vivre,
La joie de vivre,
Oh, viens la vivre,
Ta joie de vivre …

Brassens

Samedi 14 janvier 2006


Georges Brassens est sans aucun doute le meilleur parolier de la chanson française. Ce magicien des mots est inimitable. De ses textes, il est impossible d’entrevoir une quelconque correction. Comment ne pas devenir un inconditionnel. Comme le disait son ami Brel, on peut ne pas l’aimer, on ne peut pas ne pas l’essayer. Sa musique colle parfaitement avec son style, ce qui rend ses textes bien audibles. Je l’écoute depuis 1970 et je n’ai pas trouvé mieux et ce n’est pas faute d’avoir essayé. Le répertoire de Brassens est tel qu’il est impossible de choisir tant le choix est vaste. La qualité des textes, la façon de tourner les phrases, tout colle parfaitement, on a l’embarras du choix. Je vous propose “Chanson pour l’Auvergnat”, qui est plus que jamais d’actualité:

Chanson Pour L’auvergnat

Elle est à toi cette chanson
Toi l’Auvergnat qui sans façon
M’as donné quatre bouts de bois
Quand dans ma vie il faisait froid
Toi qui m’as donné du feu quand
Les croquantes et les croquants
Tous les gens bien intentionnés
M’avaient fermé la porte au nez
Ce n’était rien qu’un feu de bois
Mais il m’avait chauffé le corps
Et dans mon âme il brûle encore
A la manièr’ d’un feu de joie

Toi l’Auvergnat quand tu mourras
Quand le croqu’mort t’emportera
Qu’il te conduise à travers ciel
Au père éternel

Elle est à toi cette chanson
Toi l’hôtesse qui sans façon
M’as donné quatre bouts de pain
Quand dans ma vie il faisait faim
Toi qui m’ouvris ta huche quand
Les croquantes et les croquants
Tous les gens bien intentionnés
S’amusaient à me voir jeûner
Ce n’était rien qu’un peu de pain
Mais il m’avait chauffé le corps
Et dans mon âme il brûle encore
A la manièr’ d’un grand festin

Toi l’hôtesse quand tu mourras
Quand le croqu’mort t’emportera
Qu’il te conduise à travers ciel
Au père éternel

Elle est à toi cette chanson
Toi l’étranger qui sans façon
D’un air malheureux m’as souri
Lorsque les gendarmes m’ont pris
Toi qui n’as pas applaudi quand
Les croquantes et les croquants
Tous les gens bien intentionnés
Riaient de me voir emmener
Ce n’était rien qu’un peu de miel
Mais il m’avait chauffé le corps
Et dans mon âme il brûle encore
A la manièr’ d’un grand soleil

Toi l’étranger quand tu mourras
Quand le croqu’mort t’emportera
Qu’il te conduise à travers ciel
Au père éternel

DECLARATION D’IMPOT 2005 POUR LE CANTON DE FRIBOURG

Samedi 14 janvier 2006

Délai pour le dépôt de la déclaration: Le 1er mars 2006 ou à la date indiquée sur la déclaration d’impôt, directement au Service cantonal des contributions, case postale, 1701 Fribourg, au moyen de l’enveloppe prévue à cet effet. Les contribuables qui ne seraient pas en mesure de déposer leur déclaration dans le délai doivent demander une prolongation avant le 1er mars. Cette requête doit être adressée directement au Service cantonal des contributions et justifiée par des motifs valables. Pour toutes les prolongations de délai allant jusqu’au 1er avril, l’administration n’accusera pas réception si le délai est accordé.
Documents importants à joindre: les certificats de salaire, les attestations pour les rentes et pensions, les indemnités pour perte de gain, les prestations du chômage, les relevés bancaires de tous les comptes au 31 décembre 2005 (épargne, compte salaire), dettes et intérêts passifs, attestations de prévoyance individuelle (3ème pilier et assurance vie), ainsi que les pièces justificatives des éventuels frais médicaux et dentaires si ceux-ci dépassent le 5% du revenu net indiqué au code 4.91 de la déclaration. PRENEZ CONTACT AVEC NOUS SANS TARDER 079 58 56 557 !

Lynda Lemay

Vendredi 13 janvier 2006


Lynda Lemay fait partie des toutes Grandes chanteuses d’aujourd’hui. Des chansons fortes dont les paroles sortent des tripes ! Elle chante avec son coeur et se donne complètement. Il paraissait impensable qu’on soit encore capable d’écrire d’aussi belles chansons de nos jours. A écouter sans modération. En voici un simple exemple “Au nom de mon père”:

AU NOM DE MON PERE

Comment t’as fait maman,
Pour savoir que papa
Beau temps et mauvais temps
Il ne partirait pas
Est-ce que t’en étais sûre
Ou si tu savais pas
Est-ce que les déchirures ça se prévoit.

Comment t’as fait maman
Pour trouver le bon gars
Tu l’as connu comment,
Tu l’as aimé pourquoi
Est-ce qu’il y en avait juste un
Dans tout le présent siècle
Et y s’trouve que c’est toi qui dort avec

{Refrain:}
Comment t’as pu trouver,
Un homme qui n’a pas peur
Qui promet sans trembler
Qui aime de tout son cœur
J’le disais y a longtemps
Mais pas d’la même manière
T’as d’la chance maman
Le plus fort c’est mon père

Comment ça s’fait maman
Que dans ma vie à moi
Avec autant d’amants
Avec autant de choix
Je n’ai pas encore trouvé
Un homme comme lui,
Capable d’être ami, père et mari

Comment t’as fait maman
Pour lui ouvrir ton cœur
Sans qu’il parte en courant
Avec c’que t’as de meilleur
Est-ce qu’il y a des mots magiques
Que t’as dits sans t’rendre compte
Explique-moi donc c’qu’y faudrait que j’raconte.

{Refrain}

Quand j’ai l’air d’les aimer
Les hommes changent de regard
Si j’ose m’attacher
Y s’mettent à m’en vouloir
Si je parle d’avenir
Y sont déjà loin derrière
J’avais raison d’le dire,
Le plus fort c’est mon père.

Vas-tu m’dire maman
Comment t’as pu savoir
Dès le commencement,
Qu’c'était pas un trouillard
Qu’il allait pas s’enfuir
Et qu’il allait tout faire
Pour que je puisse dire
Le plus fort c’est mon père

Quel effet ça t’as fait
Quand tu l’as rencontré
Est-ce que ça paraissait
Qu’il allait tant t’aimer
Les hommes bien souvent
Paraissent extraordinaires
Mais dis-toi bien maman
Qu’le plus fort…c’est mon père.

Moustaki

Vendredi 13 janvier 2006

Georges Moustaki n’est plus tout jeune et pourtant… Quel plaisir de toujours l’écouter, lui qui a côtoyé de près les plus grands, à commencer par Piaf, sans oublier Brassens qui l’a encouragé. Ce Grec est magique. Des paroles et des musiques d’un vieux sage libre. Admirable, tout simplement. “Il y avait un jardin”:

IL Y AVAIT UN JARDIN

C’est une chanson pour les enfants
Qui naissent et qui vivent entre l’acier
Et le bitume entre le béton et l’asphalte
Et qui ne sauront peut-être jamais
Que la terre était un jardin

Il y avait un jardin qu’on appelait la terre
Il brillait au soleil comme un fruit défendu
Non ce n’était pas le paradis ni l’enfer
Ni rien de déjà vu ou déjà entendu

Il y avait un jardin une maison des arbres
Avec un lit de mousse pour y faire l’amour
Et un petit ruisseau roulant sans une vague
Venait le rafraîchir et poursuivait son cours.

Il y avait un jardin grand comme une vallée
On pouvait s’y nourrir à toutes les saisons
Sur la terre brûlante ou sur l’herbe gelée
Et découvrir des fleurs qui n’avaient pas de nom.

Il y avait un jardin qu’on appelait la terre
Il était assez grand pour des milliers d’enfants
Il était habité jadis par nos grands-pères
Qui le tenaient eux-mêmes de leurs grands-parents.

Où est-il ce jardin où nous aurions pu naître
Où nous aurions pu vivre insouciants et nus,
Où est cette maison toutes portes ouvertes
Que je cherche encore et que je ne trouve plus.

Brel

Vendredi 13 janvier 2006

Il y a des chanteurs extraordinaires. Jacques Brel en fait partie. Une énergie à vous couper le souffle. Sa musique et ses paroles sont jubilatoires. Un tout grand Monsieur qui mérite respect et reconnaissance. Merci Grand Jacques pour ton exemple. Le talent de Brel est immense. Il est très difficile de trier son répertoire pour faire un choix. Je vous propose “Pardons”

PARDON

Pardon pour cette fille
Que l’on a fait pleurer
Pardon pour ce regard
Que l’on quitte en riant

Pardon pour ce visage
Qu’une larme a changé
Pardon pour ces maisons
Où quelqu’un nous attend

Et puis pour tous ces mots
Que l’on dit mots d’amour
Et que nous employons
En guise de monnaie

Pour tous les serments
Qui meurent au petit jour
Pardon pour les jamais
Pardon pour les toujours

Pardon pour pour les hameaux
Qui ne chantent jamais
Pardon pour les villages
Que l’on a oubliés

Et pardon pour les cités
Où nul ne se connaît
Pardon pour les pays
Faits de sous-officiers

Pardon d’être de ceux
Qui se foutent de tout
Et de ne pas avoir
Chaque jour essayé

Et puis pardon encore
Et puis pardon surtout
De ne jamais savoir
Qui doit nous pardonner