Archive pour septembre 2006

JEAN-FRANCOIS ROUILLER: LA CRIMINALITE VAUDOISE

Vendredi 8 septembre 2006

Après avoir relaté de grandes affaires criminelles du canton de Fribourg, l’auteur se penche sur celles qui ont marqué le Pays de Vaud au XXe siècle. L’ouvrage est basé sur les chroniques judiciaires parues dans la Presse de cette époque.
Parmi les histoires les plus retentissantes ont été retenues la tragédie de Maracon (1949), soit un cas d’énigme non élucidée, et l’assassinat d’un marchand juif du côté de Payerne, perpétré au nom du nazisme (1942).
Des meurtriers aussi disparates que Monsieur Tonduz et le Raspoutine vaudois sèment la terreur dans l’entourage de leurs victimes. Même l’absinthe arme le bras d’un de ses fidèles adeptes.
Dans la plupart des procès, juges, jurés et psychiatres sont confrontés à des situations qui laissent planer le spectre de la folie.

Pour commander l’ouvrage “LA CRIMINALITE VAUDOISE” (CHF 27.-)
Jean-François Rouiller
Grand Rue 40, 1680 Romont FR - tél. 026 652 21 57

Forum caisse-maladie

Vendredi 1 septembre 2006

Les caisses-maladie annoncent une hausse modĂ©rĂ©e de 3% environ pour l’annĂ©e 2007 en Suisse. Nombreux sont ceux qui estiment que les assureurs exagèrent et profitent de la complexitĂ© du système pour endormir leurs clients et s’en mettre plein les poches. Qu’en est-il exactement ? Qu’aurait-on Ă  gagner avec la caisse unique ? On sait qu’il y a unanimitĂ© pour affirmer qu’un système Ă©tatisĂ© n’aura pas d’effet sur les primes, elles continueront d’augmenter en raison notamment du vieillissement de la population Suisse. De plus, en comparaison avec la SUVA (caisse qui assure contre les accidents avec un certain monopole), les frais administratifs d’un tel système Ă©tatique sont deux fois plus Ă©levĂ©s. La concurrence n’existant plus, il n’y a plus de choix possible, vous ĂŞtes mariĂ©s avec votre caisse maladie. Il n’y aura plus non plus d’intĂ©rĂŞt Ă  contrĂ´ler les coĂ»ts puisqu’un tel système n’a rien Ă  craindre des concurrents ainsi Ă©liminĂ©s. A tire d’information, je vous livre le message d’un spĂ©cialiste en la matière, Monsieur Claude Ruey, politicien bien connu dont les conclusions sont sans Ă©quivoque.
Coûts de la santé : la vaine recherche de boucs émissaires

Face à la hausse impressionnante des coûts de la santé, très souvent l’émotionnel et le populisme l’emportent sur la réflexion en profondeur. Au lieu d’analyser objectivement les faits, on préfère chercher des boucs émissaires et jeter l’anathème sur de prétendus « coupables » ! Il est à ce propos révélateur de constater que chaque protagoniste du monde de la santé tend, souvent avec la plus parfaite mauvaise foi, à dénoncer l’autre comme la source de tous les maux. Et l’autre, c’est tour à tour le médecin, l’hôpital, l’autorité sanitaire, l’assureur, le patient, l’établissement médico-social… quand ce n’est pas le concierge de la permanence médicale !
Il est vrai que chacun des acteurs en santé a une responsabilité dans la marche de notre organisation sanitaire. - Il est tout aussi vrai que le système n’est pas parfait et qu’il peut être amélioré – notons qu’il pourrait être péjoré aussi si l’on suivait les propositions étatistes et centralisatrices proposées par les initiants.
Mais il ne faut pas se leurrer : au-delà des questions d’organisation, de fonctionnement, de management ou de prévention, si la santé a un coût si élevé chez nous, c’est tout d’abord que nous le voulons bien – nous attendons tous de notre système de santé une haute qualité des prestations - ; et c’est ensuite parce que la pyramide des âges l’exige – le nombre de personnes âgées s’est accru et s’accroît de manière considérable relativement à la population « active » -. Ces deux éléments fondamentaux, hautes exigences qualitatives et vieillissement de la population suisse, ne doivent pas être occultés.
Au lieu de céder à la paranoïa des dénonciations tous azimuts – croit-on vraiment que les médecins, directeurs d’hôpitaux, infirmières, économistes en santé, assureurs ou patients n’ont en vue que leur intérêt propre sans égard à l’intérêt général et aux coûts ? – il vaut donc mieux affronter la réalité en face et se poser les vraies questions. Et ces questions sont les suivantes :
- Quel niveau de soins voulons-nous ?
- Quelle qualité exigeons-nous ?
- Quelles garanties de soins devons-nous assurer à nos aînés ?
- Quelle part du produit intérieur brut sommes-nous prêts à y consacrer ?
- A quelles prestations accepterions-nous de renoncer ?
Ce sont Ă  ces questions que nous devons nous attacher ; pas Ă  la vaine recherche de boucs Ă©missaires.