Archive pour décembre 2010

Le cauchemar continue pour les assurés

Dimanche 26 décembre 2010

Published on LeMatin.ch (http://www.lematin.ch)
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A l’hôpital, les malades devront payer les repas

By ehelms
Created 12/25/2010 - 19:11
Suisse
Soupe à la grimace pour tous les malades hospitalisés. Dès le 1er janvier 2011, ils recevront la facture de leur séjour en chambre, soit 15 francs par jour en guise de contribution pour les repas et autres frais d’hôtellerie, dont la literie.

Didier Burkhalter a fait passer la pilule discrètement début décembre. Ce jour-là, c’est surtout la fin du remboursement pour les lunettes et les verres de contact qui a focalisé l’attention. Or, les montants en jeu pour la contribution des assurés aux frais hospitaliers sont bien plus conséquents. La Confédération prévoit une économie de 115 millions pour l’assurance de base, contre 10 millions pour la mesure concernant les lunettes.

L’hôpital devient un luxe
Et c’est ainsi qu’un séjour à l’hôpital devient aussi onéreux que des vacances en Egypte. Car ces 15 francs s’ajoutent à la quote-part que chaque malade doit déjà payer (10% de la facture de l’hôpital mais jusqu’à concurrence de 700 francs) et éventuellement à sa franchise (quelques centaines de francs en fonction de sa police d’assurance).

Cette participation aux frais n’est cependant pas entièrement nouvelle. Les célibataires paient déjà un montant de 10 francs par jour pour les frais d’hôtellerie. On estime qu’il s’agit là d’une partie de la somme qu’ils auraient de toute façon dépensée s’ils n’avaient pas été hospitalisés. Mais Didier Burkhalter a décidé d’augmenter cette participation à 15 francs et de la généraliser à tout le monde, sauf aux enfants, aux jeunes en formation jusqu’à 25 ans et aux cas de maternité.

Ces quelques exceptions n’apaisent pas les esprits. Pour Thérèse Meyer (PDC/FR), présidente de la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique, la justification qui était avancée pour faire passer à la caisse les célibataires ne tient plus pour une famille. Selon la conseillère nationale, une personne absente du foyer pendant un certain temps ne fait pas vraiment baisser les frais du ménage, «encore moins si c’est la mère qui est hospitalisée», dit-elle.

Thérèse Meyer regrette également qu’on n’ait pas envisagé un plafond. «Imaginez la facture pour les malades les plus atteints dans leur santé, ceux qui passent plusieurs semaines ou plusieurs mois à l’hôpital!» La durée moyenne d’une hospitalisation est de 9,7 jours. Cette contribution sera loin d’être anodine pour nombre de malades. Et elle pénalise plus spécialement les malades de longue durée, les familles, la classe moyenne.

Les malades trop sollicités
H +, l’association qui regroupe les hôpitaux de Suisse, est aussi critique. Son directeur, Bernhard Wegmüller, se demande ainsi jusqu’à quel point on peut exiger des malades qu’ils mettent la main au porte-monnaie. «A la fin, c’est une question de politique sociale», estime-t-il. Un avis que partage André Allmendinger, directeur des Etablissements hospitaliers du Nord vaudois. «On demande beaucoup aux personnes hospitalisées. Cette nouvelle mesure est un point de plus qui plaide pour une réflexion approfondie sur le financement des soins», dit-il. Il faut dire que les hôpitaux n’ont rien à gagner dans l’opération. 15 francs, ce n’est même pas 1% du forfait journalier au CHUV pour les hospitalisations en soins aigus (1700 francs par jour). Et ce n’est pas la moitié des coûts d’hôtellerie. A Yverdon par exemple, le repas principal se monte à 19 fr. 50 en tenant compte de la logistique (personnel et infrastructure) et de la marchandise.

Dans les caisses de l’assurance
Et puis, ce ne sont pas les hôpitaux qui vont récupérer cette manne, mais l’assurance de base. Laquelle ne va pas pour autant répercuter l’économie de 115 millions sur les prochaines primes. Ce montant représente 0,5% des primes payées par les assurés suisses. Autant dire des cacahuètes qui serviront uniquement à atténuer une future hausse. Le Conseil fédéral l’a d’ailleurs reconnu. Répondant à une question de Stéphane Rossini (PS/VS), il a admis «qu’il s’agit d’une opération blanche pour l’ensemble des assurés».

Une rafale de mesures
Plusieurs interventions ont été déposées ce mois-ci par des parlementaires qui veulent adoucir la mesure. Mais comme pour les lunettes, Didier Burkhalter a les coudées franches dans ce domaine. Il n’est pas obligé de passer par les Chambres fédérales lorsqu’il s’agit de décisions prises par voie d’ordonnances. Il procède ainsi avec d’autant moins de scrupules que le Parlement a rejeté cet automne les propositions d’économies proposées à l’origine par Pascal Couchepin.

Et il fait mieux que son prédécesseur. Alors que le paquet Couchepin portait sur 200 millions, Didier Burkhalter a pris et s’apprête à prendre des décisions qui pourraient rapporter dès l’an prochain 250 millions. Outre la taxe hospitalière ou encore les lunettes, elles concernent le prix des médicaments ou les courtiers en assurances-maladie. Portant sur 115 millions, la taxe censée payer les repas en est le morceau de choix.

EN CHIFFRES
115 millions
Frais de séjour
Les patients hospitalisés paieront dès 2011 une taxe de séjour de 15 francs, qui sera facturée par l’assurance de base.
Economie: 115 millions par an.

10 millions
Lunettes
La mesure a fait hurler. L’assurance de base ne participera plus à l’achat de lunettes et verres de contact. Cette participation se montait à 180 francs tous les cinq ans pour les adultes et chaque année pour les jeunes jusqu’à 18 ans. Economie: 10 millions par an.

30 millions
Changes pour incontinence, etc. Outre les lunettes, la participation à d’autres produits médicaux sera réduite, dont les changes pour incontinence, les lecteurs de glycémie pour diabétiques, certains plâtres, etc. Economie: 30 millions par an.

30 millions
Appareils auditifs
Outre l’assurance de base, l’Assurance-invalidité fait aussi des économies. Le remboursement des appareils auditifs sera plafonné à 840 francs par appareil. La mesure entre en vigueur en juillet 2011.

«DIDIER BURKHALTER A NOYÉ LE POISSON»
POLITIQUE

Président de l’Association suisse des patients, le conseiller national Jean-François Steiert réagit.

Les patients paieront leurs repas. Ça ne doit pas vous enchanter?
Beaucoup de choses m’irritent dans cette décision. Il y a la manière de faire, l’augmentation de la contribution en tant que tel, sa généralisation et ce qui n’est rien de moins qu’un transfert massif des charges sur le dos des patients.

La manière?
Cette décision a été communiquée parmi beaucoup d’autres début décembre. Sur le moment, tout le monde s’est concentré sur les lunettes. On ne fait pas mieux pour noyer le poisson. C’est même un modèle du genre et les écoles de communication devraient en faire un exemple. Mais je suis aussi déçu de Didier Burkhalter. Je croyais que cette manière de charger les patients ou les prestataires en cachette en fin d’année était le propre de Pascal Couchepin. J’aurais espéré autre chose de son successeur.

Et le Parlement n’a pas son mot à dire…
C’est aussi le problème. Au Parlement, on discute parfois de broutilles alors qu’une décision portant sur 115 millions par an est adoptée par voie d’ordonnance. Cet exemple, comme celui des lunettes, nous montre que le Conseil fédéral a une marge de manœuvre énorme sur le catalogue des prestations comme sur la participation des patients et qu’il commence à en abuser. J’estime qu’au-delà d’un certain montant, le Parlement doit être saisi et je pense déposer une motion à ce propos. 115 millions, ce n’est pas qu’une mesure administrative! Il s’agit d’éviter des «cadeaux de Noël» du même genre à chaque fin d’année.

Ethique d’Entreprise

Mercredi 8 décembre 2010

ETHIQUE D’ENTREPRISE SOSCOURRIER Sàrl

PĂ©rennisation

Asseoir notre réputation professionnelle
Référence en matière de prévoyance professionnelle et d’assurance, nous voulons maintenir le haut niveau de nos compétences, le sérieux de notre engagement et la qualité de nos services, afin de pérenniser notre réputation.

Croissance maîtrisée

Réaliser une croissance sûre et régulière
Attentifs à notre identité, nous veillons à ce que notre rayonnement repose sur un développement sûr et régulier. Nous demeurons attachés à la réalisation d’une croissance maîtrisée, à même d’approfondir, d’étendre et de promouvoir la transmission de notre savoir-faire, dans le respect d’un cadre de proximité, convivial, de nature à favoriser l’épanouissement de chacun de nos collaborateurs.

Affirmation

DĂ©velopper notre professionnalisme
Nous voulons augmenter notre visibilité, notamment dans le domaine de la prévoyance et de l’assurance, en développant notre professionnalisme. Par le dynamisme de notre organisation, la qualité de nos services, la cohérence de notre structure et le développement de synergies, nous souhaitons consolider notre indépendance et affirmer notre maturité entrepreneuriale.

Indépendance

Impartialité – Esprit critique – Intégrité
Forts de notre indépendance, nous sommes en mesure de garantir à notre clientèle des prestations exemptes de conflits d’intérêts, une impartialité nous maintenant à l’écart des clivages partisans, ainsi qu’un véritable esprit critique. Nécessaire à notre intégrité, notre indépendance constitue le ciment de notre identité.

Professionnalisme

Compétence – Rigueur – Fiabilité

Basé sur une formation approfondie et un savoir-faire éprouvé, notre professionnalisme se compose des trois qualités primordiales que sont la compétence, la rigueur et la fiabilité. Nous fondons nos analyses et nos prestations sur nos connaissances théoriques, notre expérience professionnelle et la rigueur de notre méthodologie. Essentiel au rapport de confiance avec nos mandants, notre professionnalisme constitue l’assise de notre crédibilité.

Transparence

Clarté – Synthèse – Communication

Nous mettons en exergue, dans nos prises de position, ainsi que dans nos rapports, des analyses claires, synthétiques et sans compromission. Vecteur de crédibilité, la transparence guide, en toutes circonstances, notre action et notre communication.

Proximité

Disponibilité – Flexibilité – Sociabilité

Disponibles, à l’écoute du marché, nous proposons à nos clients une gamme originale de solutions adaptées à leurs besoins, à travers un service de proximité. Nous posons le contact direct et une relation de confiance avec nos interlocuteurs comme condition au développement d’un rapport professionnel efficace.

Dynamisme

Evolution – Développement – Efficacité
Une vision évolutive de notre environnement nous incite, dans un souci d’efficacité entrepreneuriale, à actualiser en permanence notre savoir, notre technologie et notre organisation, afin d’en assurer la pertinence et le développement.

Autonomie

Responsabilisation – Maturité – Affirmation

Fruit d’un rapport de confiance avec son employeur, l’autonomie de chaque collaborateur s’exerce dans le respect de nos valeurs et renforce la responsabilisation individuelle. Dynamique visant la maturité et l’affirmation des collaborateurs, l’autonomie des collaborateurs constitue la force de notre organisation.

Polyvalence

Approche globale – Complémentarité – Motivation

La polyvalence offre les avantages d’une approche globale, d’une expérience approfondie du métier et d’une implication stimulée par la diversité des tâches rencontrées. Vecteur de cohésion, la polyvalence a pour but de développer la complémentarité et la motivation du personnel.

Respect

Considération – Confiance – Sincérité

Afin de favoriser notre cohésion, chaque collaborateur offre aux autres une juste considération. Tourné vers l’harmonie du collectif, le respect de l’individu est la base du rapport de confiance, sur lequel renforcer une collaboration saine et sincère.

Ouverture

Curiosité – Esprit d’équipe – Convivialité

Notre état d’esprit se caractérise par une curiosité à l’égard de la complexité et de la diversité de notre environnement. Elle va de pair avec la disponibilité des membres du personnel, base indéfectible d’une collaboration optimale. L’ouverture de chacun envers les autres renforce la dynamique d’équipe. À la fois gage et résultat d’une féconde coopération, la convivialité procure une ambiance de travail positive, au sein de laquelle se développent les notions d’accueil, de plaisir et d’authenticité.

Initiative

Inventivité – Adaptation – Perfectionnement

Nous avons à coeur de promouvoir l’inventivité de notre personnel et l’évolution de notre structure. Nous favorisons l’esprit d’initiative comme capacité d’adaptation et de perfectionnement.

Dès 2011, pour les lunettes, plus aucun remboursement dans l’assurance de base

Lundi 6 décembre 2010

Assurance maladie: certaines prestations ne seront plus remboursées

Le DĂ©partement fĂ©dĂ©ral de l’intĂ©rieur (DFI) serre la vis en matière d’assurance maladie. A partir de 2011, certaines prestations ou appareils seront moins, voire plus du tout, remboursĂ©s, comme les lunettes et verres de contact. Le DFI a modifiĂ© vendredi des ordonnances en ce sens.

Ces mesures devraient permettre des Ă©conomies annuelles de 40 millions de francs pour l’assurance obligatoire des soins, sur un total de 400 millions dans ce domaine, a expliquĂ© le ministre de la santĂ© Didier Burkhalter devant les mĂ©dias Ă  Berne.

L’assurance de base ne remboursera plus les verres de lunettes ni les lentilles de contact. Jusqu’Ă  prĂ©sent, elle versait au maximum 180 francs par annĂ©e pour les enfants et les jeunes jusqu’Ă  18 ans, et la mĂŞme somme mais pour cinq ans pour les adultes. Dans des cas d’affections ou maladies particulières, la somme remboursĂ©e pouvait ĂŞtre plus Ă©levĂ©e.

Montants rabotés

Pour d’autres accessoires, les montants de remboursement maximaux ont Ă©tĂ© abaissĂ©s. Sont concernĂ©s les changes absorbants pour l’incontinence, les lecteurs de glycĂ©mie, les bandelettes de test ou certains types de pansements.

Le DFI se montre en revanche plus gĂ©nĂ©reux avec les personnes obèses. Celles dont l’indice de masse corporelle est supĂ©rieur Ă  35 (contre 40 actuellement) pourront se faire rembourser les opĂ©rations visant Ă  rĂ©duire le poids au moyen d’un anneau ou d’un pontage gastrique. Mais les patients devront avoir suivi un programme amaigrissant de deux ans n’ayant produit aucun effet.

En outre, le vaccin contre le papillomavirus humain des filles et des jeunes femmes sera dĂ©sormais pris en charge jusqu’Ă  l’âge de 26 ans, contre 20 actuellement. A condition que ce vaccin soit effectuĂ© dans le cadre d’un programme cantonal.

(ats / 03 décembre 2010 15:32)

Gestion des placements pour les caisses maladie

Dimanche 5 décembre 2010

ATS | 03.12.2010 | 12:28

Les caisses maladie devront placer leur argent de manière plus sûre dès janvier. Les placements sur lesquels le débiteur a un droit de gage, de rétention ou de compensation ou un droit similaire seront interdits. Les créances, libellées en montant fixe (emprunts obligataires, obligations à option, obligations convertibles et lettres de gage) seront limités, par débiteur, à 5% de la fortune.

Pour les espèces, avoirs postaux et bancaires à vue et à terme, dépôts à terme et placements sur le marché monétaire, la limite est fixée à 20% de la fortune par débiteur, si ce dernier est une banque. Les créances envers la Confédération, les cantons et les instituts suisses émettant des lettres de gage ne sont pas soumises à ces limites.

La limite est fixĂ©e Ă  25% de la fortune pour les actions, bons de participation et de jouissance, parts de coopĂ©ratives et autres participations au capital. Mais ils faut qu’ils soient cotĂ©s en bourse ou traitĂ©s sur un autre marchĂ© rĂ©glementĂ© ouvert au public et qu’ils puissent ĂŞtre vendus Ă  court terme.

Immeubles

Idem des placements dans des immeubles d’habitation ou Ă  usage commercial, en propriĂ©tĂ© ou en copropriĂ©tĂ©, y compris dans des locaux administratifs pour son propre usage, mais dans ces cas 5% au maximum de la fortune peuvent ĂŞtre placĂ©s Ă  l’Ă©tranger et par objet.

Quant aux placements dans des institutions servant Ă  la pratique de l’assurance maladie de base, ils doivent recevoir l’aval de l’Office fĂ©dĂ©ral de la santĂ© publique et seront limitĂ©s Ă  2% de la fortune.

Enfin, les placements en devises Ă©trangères sont limitĂ©s Ă  20% de la fortune, Ă  moins qu’ils ne soient couverts de manière effective contre les risques de change par des instruments financiers dĂ©rivĂ©s.