Archive pour février 2012

La caisse EGK augmente massivement les primes des Vaudois

Mardi 28 février 2012

La facture sera très lourde dès le 1er mai pour les assurés de la caisse, en particulier pour les Vaudois dont certains verront leur prime quasiment doubler. La Fédération romande des consommateurs se fâche. Les «ajustements de primes» seront les plus prononcés dans le canton de Vaud, selon EGK, devenue la caisse la moins chère dans ce canton en 2010.
Le 1er mai, la caisse maladie EGK augmentera ses primes de 11% en moyenne pour la franchise minimale. L’Office fédéral de la santé publique, qui a confirmé dimanche l’information, a donné son aval à cette hausse de prime.
EGK est une caisse de taille moyenne comptant quelque 224’000 assurés. Elle a connu une forte hausse du nombre de clients à l’automne 2010, qui n’était pas prévisible, selon le site internet de l’assureur. La hausse touchera tous les modèles, dont les rabais seront réduits», a précisé à l’ats Sabine Helfer, porte-parole de l’OFSP, confirmant une information paru dans le «SonntagsBlick».
Canton de Vaud touché
Les «ajustements de primes» varieront selon les régions. Ils seront «les plus prononcés dans le canton de Vaud», précise encore EGK, devenue la caisse la moins chère dans ce canton en 2010. Selon la FRC, une assurée vaudoise a été avertie que sa prime mensuelle augmentera de 79%, passant de 296 à 530 francs.
Dans son communiqué publié dimanche, la Fédération romande des consommateurs (FRC) s’énerve de ces augmentations, et notamment du fait qu’elles aient lieu tôt dans l’année. Pour la FRC, les assurés, attirés par des primes «attractives», sont «les dindons de la farce».
Par ailleurs, EGK a nommé un nouveau directeur «suite à sa croissance durant l’année 2010/11, aux mesures qui en ont résulté et aux problèmes de santé du titulaire du poste», Peter Rickenbacher, écrit la caisse sur son site. Son successeur est Reto Flury, précédemment directeur-adjoint.
Conditions
Selon la loi, pour augmenter les primes des assurés en cours d’exercice, il faut que la demande de la caisse concernée parvienne à l’OFSP au moins cinq mois avant l’entrée en vigueur de la hausse. Cette dernière doit être vérifiée et acceptée par l’office.
L’assureur doit aviser ses clients au moins deux mois avant que les primes augmentent. Une telle augmentation de primes en cours d’exercice a connu un précédent. En juillet 2002, Supra avait augmenté ses primes avec l’aval de l’OFSP. C’est aussi arrivé plus récemment à d’autres caisses, mais plus petites et régionales.
La FRC rappelle aux assurés que, dans un tel cas, ils peuvent changer de caisse-maladie. Une lettre recommandée doit parvenir à l’assureur le 31 mars au plus tard. Cette démarche n’est pas possible si l’assuré a des arriérés de primes.
(ats/Newsnet)
Créé: 26.02.2012, 17h36 / 24 HEURES

RĂ©trocessions de primes

Dimanche 19 février 2012

Source 24 Heures 16.2.12
Primes maladie
Le Conseil fédéral veut toujours rendre un milliard aux assurés
Le gouvernement tient fermement, malgré les critiques, à son compromis sur les rétrocessions de primes à ceux qui ont payé des cotisations trop élevées.
Le Conseil fédéral croit au succès de son modèle visant à rétrocéder près d’un milliard de francs aux assurés qui ont payé des primes maladie trop hautes. Il a transmis jeudi son projet au Parlement, malgré les critiques faites par certains cantons.
Cette révision de la loi sur l’assurance maladie vise à compenser les primes surélevées payées entre 1996 et 2011 dans des cantons comme Genève, Vaud, Neuchâtel et le Jura. Les assurés qui trop payé par le passé devraient bénéficier de rabais de primes.
En contrepartie, un supplément serait réclamé aux assurés des cantons qui ont accumulé un déficit (réserves trop basses), comme Berne, Fribourg ou le Valais. Ce modèle n’a pas totalement convaincu lors la consultation.
Les cantons devant passer à la caisse ont fait grise mine et demandé que la Confédération passe à la caisse pour financer les rabais de primes. Dans l’autre camp, les cantons récipiendaires ont rappelé que le milliard en jeu ne correspondait qu’à 55% du total effectif des primes payées en trop.
«Bon compromis»
La rétrocession ne sera que partielle, a reconnu le tout nouveau ministre de la santé Alain Berset en présentant le projet devant la presse. Mais il s’agissait de trouver une solution politique capable de dégager une majorité au Parlement. Et de souligner que ce «bon compromis» a le soutien de la Conférence suisse des directeurs cantonaux de la santé.
Le conseiller fédéral a aussi insisté sur le fait que le geste qui sera demandé aux assurés des cantons à prime trop basse était restreint: le supplément ne dépassera pas la réduction de primes liée à la taxe sur le CO2 (48,60 francs par an en 2011, 42 francs en 2012).
Dans les faits, personne ne payera davantage que la prime «normale». Ce n’est que le rabais CO2 qui sera raboté ou coupé, a expliqué Alain Berset. Rétrocession sur six ans Le système proposé devrait être mis en oeuvre pour une durée de six ans. Il se base uniquement sur des données cantonales et pas sur le montant effectif versé par chaque assuré.
Les changements de domicile d’un canton à l’autre depuis 1996 ne sont pas pris en compte non plus, car cela impliquerait un travail disproportionné. Un ex-Bernois habitant à Genève recevra ainsi une diminution de primes alors qu’un ex-Vaudois parti pour Fribourg devra payer davantage.
Le système retenu vise à régler le problème des réserves accumulées dans le passé. Pour ce qui est de l’avenir, le Conseil fédéral mise sur un mécanisme visant à ce que les primes payées dans chaque canton couvrent les frais occasionnés par les assurés qui y sont domiciliés. D’éventuelles erreurs d’appréciation de la part des assureurs seraient corrigées l’année suivante. (ats/Newsnet)
Créé: 16.02.2012, 12h25
Pas de nouvelle autorité de surveillance des caisses
Les caisses maladie ne seront pas contrôlées par une nouvelle autorité de surveillance de type FINMA. Le Conseil fédéral a renoncé à cette idée avant de transmettre mercredi au Parlement son projet pour renforcer la surveillance de l’assurance maladie obligatoire.

Très critiquée en consultation, cette disposition a été supprimée par le nouveau ministre de la santé Alain Berset. Les caisses devraient ainsi rester contrôlées par l’Office fédéral de la santé publique (OFSP). Celui-ci approuvera ou refusera les primes et pourra même les corriger ultérieurement si elles se révèlent abusives par rapport aux coûts effectifs.

La nouvelle loi sur la surveillance de l’assurance maladie prévoit par ailleurs de punir de manière plus ciblée les dirigeants des caisses en cas de faute. Les amendes pourront atteindre un montant maximal de 500’000 francs contre 5000 francs actuellement. Les sanctions pourront aller jusqu’à trois ans de prison.

Les doubles mandats (présider simultanément le conseil d’administration et la direction) seront interdits. Les frais administratifs des caisses seront soumis à un contrôle renforcé. Leurs réserves seront calculées en fonction des risques d’assurance et non plus du nombre d’assurés.