Archive pour juillet 2012

Assurance maladie: l’UDC prĂ´ne une rĂ©duction des soins remboursĂ©s

Lundi 16 juillet 2012

Selon l’UDC, l’obligation de s’assurer devrait idĂ©alement ĂŞtre supprimĂ©e. Face Ă  cette impossibilitĂ©, le parti a rĂ©pĂ©tĂ© mercredi son credo pour rĂ©soudre les problèmes des coĂ»ts de la santĂ©.

Faute de pouvoir supprimer l’assurance maladie obligatoire, l’UDC a répété mercredi son credo pour résoudre les problèmes des coûts de la santé: responsabilité individuelle, avec une hausse de la participation financière à la clé, et concurrence.
L’obligation de s’assurer devrait idéalement être supprimée. «Il serait cependant difficile aujourd’hui de trouver une majorité politique», reconnaît l’UDC. Son président Toni Brunner estime que la question finira par se poser si la situation continue d’évoluer dans la même direction.
Payer davantage
En attendant, «il faut corriger les défaits inhérents au système», a réclamé le conseiller national vaudois Guy Parmelin. Le parti veut davantage responsabiliser les assurés. Les franchises devraient être adaptées tous les cinq ans au renchérissement et les Suisses ne devraient plus pouvoir en changer que tous les trois ans.
La participation aux coûts (une fois la franchise dépassée) devrait passer de 700 à 1400 francs par an. L’UDC imagine même une franchise minimale à 2500 francs au lieu de 300. «Je voudrais bien payer 5000 francs de ma poche pour un baisse de primes de 50%», a affirmé le conseiller national bâlois Sebastian Frehner.
Dans un tel système, à étudier, l’Etat dépenserait moins pour réduire les primes mais pourrait payer directement des soins que l’assuré n’arrive pas à assumer financièrement. Diversifier l’offre
Pour décharger les jeunes familles, les enfants et les jeunes en formation, l’UDC plaide, en écho au Groupe Mutuel, pour l’introduction de deux classes d’âge supplémentaires. Les moins de 25 ans sont taxés au-delà du raisonnable par rapport aux coûts engendrés alors que les plus âgés détiennent la majeure partie de la fortune en Suisse, a critiqué Guy Parmelin.
Les rabais sur les primes à option devraient être fixés en fonction du risque de maladie dans chaque catégorie d’âge. Pour la même franchise, les plus vieux en profiteraient davantage. Les rabais ne devraient en outre être versés qu’à la fin de l’année et reposer sur des économies confirmées.
L’UDC continue par ailleurs de miser sur une réduction des soins remboursés par l’assurance de base. Critiquant une mentalité «casco complète», Sebastian Frehner a remis en cause la prise en charge des coûts liés aux rippes, aux refroidissements, aux avortements, aux fécondations assistées, à l’alcoolisme et à la toxicomanie.
Couverture Ă©tatique des requĂ©rants d’asile
Le parti y va aussi de sa tirade contre les abus commis par les étrangers: les cantons ou la Confédération, et non l’assurance maladie, devraient couvrir les requérants d’asile et les personnes admises provisoirement. Des mesures adéquates sont réclamées contre les «éventuels effets négatifs d’une forte augmentation des patients étrangers en raison de la libre circulation».
Rayon concurrence, les remèdes de l’UDC passent par une levée de l’obligation pour les assureurs de rembourser les soins de tous les médecins. Si le marché fonctionnait, l’offre serait régulée par les prix et la qualité. En attendant, l’Etat doit limiter le nombre de médecins, surtout étrangers. Et se cantonner pour le reste à la surveillance du marché. Quant à une caisse unique, il n’en est pas question. (ats/Newsnet)
Le Matin du 16.7.12

Après les réseaux de soins, la caisse publique

Dimanche 8 juillet 2012

La dĂ©faite du managed care connue, le ministre Alain Berset Ă©tait dĂ©jĂ  dans les pistes d’avenir. S’il ne veut pas faire de lien, il entend bĂ©nĂ©ficier du dĂ©bat sur la caisse publique pour analyser le système de santĂ©. Interview.
Par Xavier Alonso, Berne. Mis Ă  jour le 17.06.201
C’est une défaite pour le Conseil fédéral. Y a-t-il tout de même des enseignements au résultat du jour? Lors de ce débat sur les réseaux de soins, nous avons entendu de manière quasi-unanime que nous avons besoin d’une meilleure coordination dans le domaine de la santé. Il doit y avoir plus de coopération entre les médecins, les physio, les infirmières et infirmiers, etc. Le résultat de la votation de change rien à ce constat. Nous allons devoir réfléchir à ce que nous pouvons faire pour améliorer cette coordination.
Le rejet est massif. Mais peut-être encore davantage en Suisse romande… Ce non est massif. Il est très clair partout. Avec, en Suisse romande, encore plus de clarté que dans le reste du pays. C’est probablement dû au fait qu’ici ces réseaux de soins intégrés sont assez peu connus. Ce qui est de nature à provoquer encore plus de résistance au changement. Ce n’est pas pour autant une grosse surprise pour moi.
Les opposants fourmillent d’idées pour réformer le système de santé. Allez-vous en tenir compte? Effectivement, j’entends encore aujourd’hui les opposants au projet présenter beaucoup d’idées: la suppression de l’obligation de s’assurer, suppression pour les caisses maladie de la possibilité d’avoir des contrats avec les médecins; réseaux de soins pour les malades chroniques. Enfin il y a vraiment beaucoup de choses. Néanmoins ma crainte est que toutes ces idées ne soient pas en mesure de trouver une majorité. En tout cas pas au parlement.
Et vous, de votre côté? De mon côté, je crois qu’il faut absolument renforcer la médecine de famille. J’y travaille depuis plusieurs mois. C’est une grande priorité. Nous avons un grave problème avec le manque de médecins de famille, de généralistes. Dans les villes comme dans les campagnes. Là, il y a vraiment un travail de fond que je mène avec mon département. Il y a encore d’autres éléments d’amélioration: tout ce qui va dans le sens d’une meilleure coordination pour le bénéfice des patients. Avec le dossier électronique du patient, notamment en termes de coordination, on peut apporter du mieux. C’est essentiel. J’attends aussi de voir se décanter toutes ces idées apparues aujourd’hui et pendant la campagne.
Avec le rejet des réseaux de soins, la caisse publique – portée par le PS – est donc aujourd’hui en pole position? Ce n’est pas le même sujet. Avec les réseaux de soins, on parle de la qualité du système. L’idée est de mettre les patients au centre du système de santé: les médecins et tous les prestataires de soins s’organisent autour. C’est une thématique de qualité. Avec la caisse publique, c’est une question de système. Qui paye les factures de qui? Qui a le droit de faire quoi? Ce sont deux choses différentes. Le PS a déposé son initiative en faveur de la caisse publique. Et dès le mois de mars, le Conseil fédéral a dit qu’il était disposé à entrer en matière. Nous l’avons dit clairement: nous allons utiliser cette année, à l’occasion de cette initiative populaire, pour faire une analyse approfondie du système de santé. Le débat sur la caisse publique permettra de voir si des corrections sont nécessaires . (Newsnet)
Créé: 17.06.2012, 18h29 / LE MATIN

Les lunettes pour enfants à nouveau prises en charge dès juillet 2012

Dimanche 8 juillet 2012

Comme promis, les lunettes pour enfants seront à nouveau prises en charge par l’assurance maladie. Le ministre de la santé Alain Berset a modifié l’ordonnance sur les prestations de l’assurance des soins.
La correction d’un défaut visuel chez l’enfant doit être considérée comme le traitement d’une maladie, estime désormais Berne.
La suppression du remboursement des verres de lunettes et des lentilles de contact pour enfants, décidée en décembre 2010 par Didier Burkhalter alors qu’il était encore ministre de la santé, a suscité un tollé. L’automne dernier, lors de l’annonce des hausses des primes maladie, le libéral-radical refusait encore de revoir sa position. Selon lui, sa décision a fait baisser le prix des lunettes.
Mais, alors que le Parlement faisait pression, le nouveau chef du Département fédéral de l’intérieur Alain Berset a annoncé en février être prêt à faire marche arrière. Une nouvelle expertise a en effet changé la donne entretemps. Il en ressort que la plupart des défauts visuels qui ne sont pas liés à une maladie primaire doivent être traités chez un enfant pour éviter des complications (amblyopie) qui pourraient avoir des conséquences irréversibles.
La correction d’un défaut visuel chez l’enfant doit donc être considérée comme le traitement d’une maladie. Le remboursement vaudra à nouveau jusqu’à un montant de 180 francs par an et pour les mineurs jusqu’à 18 ans.
Autres modifications
L’ordonnance comporte d’autres modifications. L’irradiation thérapeutique par faisceau de protons pour traiter différents cancers du sein sera remboursée à certaines conditions. Vingt patientes pourront ainsi être traitées dans le cadre d’une étude à l’Institut Paul Scherrer.
Les traitements des champs perturbateurs ou la thérapie neurale selon Huneke ne seront en revanche plus remboursés étant donné que l’association suisse de thérapie neurale a retiré sa demande. Seuls les coûts pour la thérapie neurale locale et segmentaire considérée comme anesthésie par infiltration conventionnelle restent pris en charge.
Le programme de vaccination des femmes de 15 à 26 ans contre le papillomavirus humain sera quant à lui prolongé jusqu’en 2017. Certains tarifs concernant les moyens et appareils diagnostiques ou thérapeutiques ont été adaptés, notamment dans le domaine des thérapies par oxygène et les diagnostics de diabète. Enfin, la liste des analyses a été complétée notamment en ce qui concerne le diagnostic de la tuberculose et le suivi de l’alcoolisme. (ats/Newsnet)
Créé: 21.06.2012, 10h41 / Source 24 HEURES