Archive pour septembre 2012

L’impôt sur la valeur locative, une aberration

Samedi 15 septembre 2012

Pour répondre au courrier des lecteurs du 5 septembre 2012, signé Christophe Schouwey, je me permets de réagir à ses invraisemblables propos. Selon ses dires, un propriétaire gagne obligatoirement davantage qu’un locataire, simplement parce qu’il a qualité de propriétaire. Il y a donc lieu de le punir d’une taxe appelée valeur locative parce que, toujours selon l’exemple cité, le locataire travaillerait plus pour gagner moins. Je cite « le propriétaire bénéficie d’un supplément de revenu car il jouit de son propre logement sans que sa valeur ne diminue… », excusez du peu. La conclusion est encore plus délicieuse mais je vous en fais grâce. Ce lecteur sait-il combien d’efforts et de sacrifices il faut pour devenir propriétaire de son logement. Tous les propriétaires ne sont pas des millionnaires. Beaucoup dans ce pays ont travaillé jusqu’à la retraite pour espérer enfin vivre paisiblement dans leur maison payée à la sueur de leur front et voilà qu’à cause d’une valeur locative injuste et démesurée, ils doivent renoncer à leur bien, faute de moyens. Il n’y a pas que l’intérêt hypothécaire à régler, il y a l’entretien, les charges, les taxes et autres impôts. Tout cela est beaucoup plus important que pour un locataire. De plus, vous prétendez que la valeur de propriété ne diminue pas. Ne lisez-vous pas les journaux et avez-vous une mémoire sélective quand on vient de sortir d’une énorme crise dans ce domaine, notamment aux USA. Il y a plus d’honneur que de honte à être propriétaire, la honte c’est surtout ce principe de vouloir anéantir toute liberté en créant des taxes et des surtaxes qui n’ont aucun sens. Demandez-vous simplement pourquoi en Suisse, il y a si peu de propriétaires ? A bon entendeur.
Gilbert Michel Romont - Source LA LIBERTE DU 10.9.12

«Que Comparis soit aussi fĂ©roce, c’est paradoxal»

Jeudi 6 septembre 2012

Par Xavier Alonso, Berne. Mis à jour le 31.08.2012 Tribune de Genève

L’épisode du piratage du site Priminfo.ch par un employé de Comparis.ch renforce la motivation de Mathieu Fleury: la FRC veut abolir le système des commissions des comparateurs commerciaux de primes
«L’intĂ©rĂŞt public n’a pas Ă  se plier Ă  l’intĂ©rĂŞt privé», explique Mathieu Fleuy, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la FĂ©dĂ©ration romande des consommateurs (FRC).
Comparis retire sa plainte contre «L’Hebdo»
Un employĂ© de Comparis avoue avoir voulu tester le site de l’OFSP
«L’Hebdo» paraĂ®tra jeudi, malgrĂ© l’interdiction
La hausse des primes maladie 2013 serait inférieure à 3%
Épilogue dans le conflit entre l’OFSP et comparis.ch

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«Ce qui me frappe dans cette affaire, c’est la vigueur judiciaire avec laquelle Comparis défend sa position», affirme Mathieu Fleury. Et le secrétaire général de la fédération romande des consommateurs (FRC) de poursuivre: «Il est tout de même paradoxal qu’un comparateur qui prétend faire jouer la concurrence soit aussi agressif, voire féroce, à l’encontre d’un autre comparateur de primes d’assurance-maladie. Qui plus est mis en place par l’Etat!»

Aussi Mathieu Fleury veut-il réagir vigoureusement à la dernière affaire en date qui oppose Comparis.ch au site Priminfo.ch, le comparateur officiel de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP).

En effet, Comparis avait demandé des mesures superprovisionnelles contre L’Hebdo afin de bloquer sa parution. Ce dernier révélait dans son édition d’hier que Comparis.ch avait tenté de «pirater» le site de la confédération. L’hebdomadaire est tout de même paru. Et l’enquête interne a mis en évidence que l’action était l’œuvre d’un employé trop zélé et non d’une stratégie d’entreprise, a expliqué Comparis. L’employé a été licencié sur-le-champ.

CrĂ©er la base lĂ©gale pour l’OFSP

«Je n’ai Ă©videmment pas tous les Ă©lĂ©ments, mais je ne peux m’empĂŞcher de penser qu’il s’agit d’un fusible. Pour Comparis, il est bien commode que ce soit un individu isolĂ© qui ce soit livrĂ© Ă  ce genre d’opĂ©rations», analyse Mathieu Fleury.

Le secrétaire général de la FRC ne pense pas pour autant en rester là. Et il entend relancer son action de lobbying auprès des parlementaires fédéraux afin de créer la base légale qui permettra à l’OFSP de proposer des liens directs et gratuits sur les offres des assurances-maladie.

Abolir le système des commissions

«Il n’y a aucune raison que l’OFSP doive porter une muselière et que Comparis puisse continuer à tordre un système qui lui permet de toucher des commissions pour les clients dirigés vers les caisses maladie», commente Mathieu Fleury.

En effet le comparateur commercial Comparis a entrepris, au début de l’été, des démarches juridiques contre priminfo.ch, le comparateur de la confédération, qu’il accuse de nuire à ses activités commerciales. L’affaire avait été révélée par la RTS. Comparis a ainsi pu bloquer une partie des fonctionnalités du site arguant que l’OFSP n’avait pas de base légale pour saisir des données personnelles.

La tentative de censure de l’Hebdo n’est donc qu’un des épisodes d’une guerre à laquelle se livrent les acteurs de l’assurance maladie. «L’intérêt public n’a pas à se plier à un intérêt privé», conclut Mathieu Fleury. La FRC, qui s’est engagée par ailleurs pour la création d’une caisse publique, soutient en l’état actuel la libre concurrence avec une transparence maximale pour le seul bénéfice des assurés, résume Mathieu Fleury. (Newsnet)

Créé: 31.08.2012, 15h50